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*** Édition ad hoc ***

Beaubassin-est

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Soldat jusqu'au dernier son du clairon.
Adrien Fougère (L'enfer de la guerre)
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Évangéline en attende de Gabriel
Hirondelle dAcadie
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Prêtre dans le coeur
Cap-Pelé 1964
Le musée de la presse acadienne
40 ans au coeur de la nature : scouts et guides
beaubassin-est/discours
Au nom d'une ROYAUTÉ à l'autre
Henri-Eugène Duguay
Raoul : Un amour pas comme les autres
Notre-Dame de Grâce
Survol 2000 Cap-Pelé
dieppe

Première communauté rurale au Nouveau-Brunswick

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Le premier conseil municipal de Beaubassin-est 2006

Rangée du bas : André Bourque, Louis Melanson (greffier), Ola Drisdelle (maire), Laurie McGraw, Roger Léger.

Rangée du haut : Robert Bourque, Paul-Hubert Cormier, Jean-Albert Cormier, Gilles Cormier, Omer Léger, Christine LeBlanc )greffière adjointe).

Municipalité rurale
Beaubassin-est
fondation officielle le 31 juillet 2006

Discours d'Henri-Eugène Duguay, directeur général de la Chambre de commerce de Cap-Pelé/Beaubassin-est, lors de la fondation officielle de la municipalité rurale Beaubassin-est, le 31 juillet 2006, à la salle du Club d'âge d'or de Barachois


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Bonsoir,

Bienvenue à tous et toutes.

Première partie : L'historique

Ce soir, nous avons le privilège d'assister à un événement historique. C'est la soirée de la fondation officielle de la Municipalité rurale Beaubassin-est. Lorsque que l'on est venu m'inviter à présider la première partie de cette soirée historique et de prononcer le discours de circonstance, j'ai tout de suite accepté.

Depuis le début du comité rurale Beaubassin-est, en 1995, j'assiste souvent aux réunions mensuelles comme représentant de la Chambre de commerce.

Ce qui me réjouit, c'est que ce soit une personne de Beaubassin-est qui ait été invitée à prononcer le discours de circonstances, ça aurait pu être quelqu'un autre, mais c'est moi, je vais faire mon possible. On m'a dit que j'étais la personne toute indiquée, si l'on avait continué ça m'aurait monté à la tête.

Vous aurez à me subir pour une vingtaine de minutes, si non vous diriez que je n'ai pas fait ma «ma job», c'est de votre faute, puisque vous m'avez invité. Lorsque j'accepte d'accomplir une tâche je n'aime pas de la faire à moitié. Ce soir, nous n'avons pas la ministre ou autres dignitaires gouvernementaux. Ça, on ne peut pas s'en passer. Mais on ne peut se passer d'un bon discours de fondation qui s'encadre dans tout grand événement. C'est souvent le seul héritage de la soirée de fondation qui reste par les années à venir. Même s'il est long au point qu'il ne semble pas se terminer. Après tout, en raison des absents ordinairement protocolaires, il n'y a qu'un seul discours, j'en profite, j'ai donc toute la place, puisque ça me permet de présenter un éventail plus élaboré et complet. Mais, ne prenez pas peur, même s'il y a une tonne de choses à relever, à se rappeler et à découvrir, je ne serai tout de même pas aussi long que Bill Clinton à Halifax la semaine dernière.

Je le fais à titre de directeur général de la Chambre de commerce Cap-Pelé/Beaubassin-est. J'en profite pour vous assurer que nous vous accordons tout notre support dans ce grand projet de la fondation de la municipalité rurale Beaubassin-est. Nous avons en quelque sorte un même but. Des industries et des commerces en bonne forme vous sont nécessaires.

A: Identification du milieu

La première question que je voudrais aborder est le nom de notre municipalité. Le nom de Beaubassin, un vieil emplacement acadien qui remonte de 1672 s'étendant jusqu'à 1755. Ces gens qui à l'arrivée des Anglais ont décidé d'incendier leur village au lieu de le laisser aux envahisseurs. Ces derniers donneront le nom à l'un des leurs pour devenir la ville d'Amherst. Beaubassin, est le nom qui nous est revenu pour le comité d'aménagement Beaubassin durant la décennie 1980, puis en 1995, du comité rural Beaubassin-est qui prend fin ce soir du 31 juillet 2006.

Nous sommes la «Municipalité rurale Beaubassin-est». C'est long à dire. Ce serait aussi long s'il fallait toujours dire «municipalité du village de Cap-Pelé» au lieu de simplement Cap-Pelé; ou encore la «municipalité de la ville de Shédiac» au lieu de tout simplement Shédiac. Ce doit être la même chose pour Beaubassin-est. Il faut s'y habituer tout de suite à dire «je suis de Beaubassin-est». «Je suis de Beaubassin-est». Répétez-le avec moi «je suis de Beaubassin-est».

Une question qui est souvent posée est celle à savoir si l'on aura, une fois de plus, à changer nos adresses. Nous allons garder nos mêmes adresses. Ce que je fais déjà, est d'ajouter, «Beaubassin-est» en dessous de Saint-André LeBlanc, comme on peut le placer sous Barachois, Shemogue, etc. C'est une question de fierté de notre appartenance à Beaubassin-est, ma nouvelle municipalité. Vous allez peut-être me demander si le ministère responsable de Postes Canada va nous le permettre? Déjà, le gouvernement fédéral nous a déjà reconnu comme Beaubassin-est. Si vous en doutez, regardez sous quelle municipalité ou localité que l'on a été inscrit pour les dernières élections fédérales. Nous étions tous inscrits «Beaubassin-est» sur le bulletin nous disant où nous devions aller voter. On n'a peut-être pas réellement réalisé, à ce moment là, que nous devenions Beaubassin-est, ou mieux, nous l'étions déjà.

B : Des Amérindiens à 1990

Il faut se rappeler que le territoire de l'Amérique du Nord était occupé par les Amérindiens avant l'arrivée des Européens. À l'arrivée de Champlain à l'Île Sainte-Croix en 1604 nous avons partagé leur territoire ancestral avec eux. Il en a été de même jusqu'à nous ici à Beaubassin-est. Il faut se rappeler tout ce que les Amérindiens nous ont apporté: leur économie, leur culture et leur expertise qui sont subtilement entrées tout naturellement dans notre vécu. Il ne faut jamais l'oublier, c'est de là que débute notre histoire et notre présence en cette terre d'Amérique. Beaubassin-est garde une topographie de noms Mi'kmas, comme Aboujagane, Tedish, Kouchigougouac, Chimougoui et autres, nous rappelant continuellement la présence des premiers habitants des terres que nous habitons présentement.

Après la déportation des Acadiens de 1755, nous allons (à partir de 1763) sortir des bois, tandis que pour d'autres c'est revenir sur le territoire acadien. Nous sommes revenus s'établir, et cette fois pour y rester et progresser sur les terres du nord de la Nova Scotia des anglais ou l'Acadie du nord pour les Acadiens, si vous préférez. Avec la guerre de sécession des États-Unis est l'arrivée d'un grand nombre d'Irlandais. En 1784, ce sera la formation de la province du New Brunswick (qui sera bilinguement traduit à Nouveau-Brusnwick).

En 1789 était établie la paroisse de Barachois qui à ce moment là comprenait toute la région actuelle de Beaubassin-est et de Tedish, aujourd'hui Cap-Pelé. Le père Bédard y fera construire une petite chapelle au chemin Paturel. Cap-Pelé sera établie en 1800, puis Shemogue en 1804 et Haute-Aboujagane en 1820. Ces trois localités continuaient à faire partie de la paroisse de Saint Henri de Barachois.

En 1826, c'est la construction de la première église de Barachois. Une note historique écrit que des gens de Saint-André y ont travaillé. C'est un signe de la collaboration entre les différentes localités de notre région que nous habitions déjà. La région de Barachois, Haute-Aboujagane, Cap-Pelé et Shemogue a pris une envolée incontournable. À ce moment-là, notre région était principalement un milieu vivant de l'agriculture, de la pêche et du bois pour le chauffage et la construction de nos maisons. Comme vous le constatez, ça remonte à loin. C'était le début nécessaire à ce que nos sommes devenus aujourd'hui, Beaubassin-est.

En moins d'un siècle et demi, la région se développe, non pas à la vitesse de l'éclair mais d'un pas sûr et progressif. De nouveaux métiers se sont implantés, de nouvelles industries, de nouvelles professions, des magasins et des commerces de toutes sortes. Nous pouvons dire que déjà, à ce temps-là, l'industrie locale de la construction de maisons, de remises, de granges et autres formaient petit à petit ce qui deviendraient des villages.

Ajoutons la construction de petites embarcations pour la pêche, les trappes à homard, le métier de brochage et de la couture, de nos mets dits acadiens, tout cela prenaient déjà naissance. Déjà, il devait y avoir des collaborations et des partenariats et des partages d'expertises. Les grandes réalisations commencent par les petites choses nécessaires à la survie, puis ils se développent en petites localités qui se forment et grandissent jusqu'à nous à Beaubassin-est qui devient la plus grande municipalité de la province.

Le premier juillet 1867, les Acadiens se réveillent faisant partie d'un nouveau pays, le Canada. Nous n'avions pas appuyé le projet de la confédération mais la majorité anglophone du temps a prévalu. Les Acadiens et Acadiennes s'y adapteront rapidement.

En 1881, a lieu à Memramcook le premier congrès national des Acadiens et Acadiennes où plus de cinq mille personnes s'y étaient rendues. Les gens de notre région s'y étaient rendus en grand nombre. Ce fut le réveil de la renaissance acadienne et probablement l'événement le plus rassembleur et important de notre histoire. Les Acadiens ont découvert que nous n'étions plus des petits coins isolés mais une nation en marche.

Sautons presqu'un siècle pour arriver à l'élection du premier Acadien à être élu Premier Ministre de la province du Nouveau-Brunswick. Les Acadiens et Acadiennes de notre région de Beaubassin-est ont très majoritairement supporté Louis-J Robichaud.

Il faut souligner qu'en 1961, ce fut la fondation de la Légion canadienne de Cap-Pelé qui comprenait les paroisses de Barachois, Haute-Aboujagane, Cap-Pelé et Shemogue. C'est le premier organisme à réunir les gens de nos quatre paroisses.

C : Les grands événements de 1990

Vers les années 1990 de grands événements prennent places. Le besoin de s'unir dans les domaines économiques et environnementaux vont prendre place. Il y a la formation de la Commission d'aménagement Beaubassin qui a toujours pignon chez nous et qu'il ne faut pas méprendre pour la municipalité Beaubassin-est. Nous avons dû trop souvent expliquer la différence entre le Comité rural Beaubassin-est d'une part et de la Commission d'aménagement Beaubassin d'autre part. Souhaitons que nous n'aurons pas la même difficulté maintenant que nous sommes une municipalité, soit celle de Beaubassin-est.

En 1994, il y avait la fondation de la Chambre de commerce de la région de Cap-Pelé, c'était un projet de Cap-Pelé et la région actuelle de Beaubassin-est. Il y a toujours eu des membres de notre présente municipalité siégeant sur l'exécutif. Durant trois ans, le poste de président de la Chambre a été occupé par une personne de notre région. Depuis le tout début nous y sommes à part entière et participant aux décisions à tous les niveaux, nous avons pris notre place. Le nombre de membres est moitié-moitié entre Cap-Pelé et Beaubassin-est.

En parallèle, il y eut durant ces mêmes années 1990 le rapport CUTER, soit la Commission des Terres et Environnement Rural. Le statut quo de nos régions rurales n'étaient pas équipées pour faire face aux défis du nouveau millénaire qui pointait à l'horizon. Le CUTER a donc reconnu «qu'il faut donner aux résidents des régions rurales les outils dont ils ont besoin pour jouer un rôle actif dans la planification de leur environnement rural afin de préparer l'avenir et d'assurer l'efficacité du processus de planification à long terme.»

En avril 1995, avait lieu une réunion avec quelques candidats qui étudiaient la possibilité de se présenter à la première élection du Comité rural Beaubassin-est. Une réunion qui nous était promise depuis quelques mois. Ce fut une réunion quelque peu désappointante car nous étions appelés à faire partie d'un comité rural pratiquement sous la tutelle de la commission d'aménagement Beaubassin. Le plus désappointant, à mon point de vue, était que le dit greffier serait nommé et relèverait du ministre. Le greffier serait donc embauché et rémunéré par le ministère, il serait mal placé pour revendiquer nos demandes.

Les élections ont lieu, Ola Drisdelle deviendra président et Laurie McGraw, vice-président, ils occupent toujours ces deux postes.

Depuis, j'ai vite admiré les dix-sept pionniers et pionnières qui ont été élus et ceux qui ont été nommés durant les onze dernières années. Ils étaient embarqués dans un organisme qui va finalement réaliser bien des choses utiles et nécessaires pour la région. Ce soir, c'est le résultat de toutes ces démarches, c'est la fondation officielle de Beaubassin-est. Bravo et félicitations à nos vaillants et vaillantes pionniers et pionnières.

Trois membres du conseil y participent durant quatre mandats: Ola Drisdelle, Roger Léger et Laurie McGraw, qui sont donc trois membres actifs depuis le début du comité rural Beaubassin-est.

Quatre membres du conseil y participent durant deux mandats: André Bourque, Patricia LeBlanc, Daniel Mongeau et Alayn Noël.

Dix membres du conseil y participent durant un mandat: Guy Boudreau, Robert Bourque, Donald Cormier, Gilles Cormier, Louis Cormier, Léo-Paul Doiron, Mary Gaudet, Pierre Landry, Laurie Léger et Omer Léger.

À partir de ce soir, nous sommes en présence, pour notre région immédiate, de trois municipalités acadiennes: Cap-Pelé, Beaubassin-est et Shédiac. Les représentants de ces trois municipalités auront donc droit à une discussion à trois parts égales autour de la table. Beaubassin-est aura donc sa place de plein droit autour de la table.

Deuxième partie : Beaubassin-est

D : Ses acquis

Notre municipalité est délimitée à ce nouveau concept de 1995 et qui se concrétise en 2006, dans l'union de huit localités: Boudreau-Ouest, Grand-Barachois (comprenant Robichaud), Haute-Aboujagane, Cormier-Village, Shemogue (comprenant Petit-Cap) et trois localités de la paroisse de Cap-Pelé qui ne font pas partie de l'amalgamation municipale de Cap-Pelé, soit Saint-André-LeBlanc, Portage et Trois-Ruisseaux. Le tout forme notre nouvelle municipalité.

Beaubassin-est se voit bordée au Nord par Cap-Pelé et le détroit de Northumberland, autrefois la Mer Rouge. À l'Ouest elle devient voisine de Shédiac et le secteur de Beaubassin-Ouest. Au Sud et à l'Est elle est délimitée par le district d'aménagement de Tantramar comprenant Memramcook.

Le fait, que ce soir nous soyons officiellement reconnus comme une Communauté rurale n'arrive pas comme un cheveux sur la soupe. Depuis bien longtemps les gens de notre région ont été ingénieux. Mentionnons les aboiteaux, la transformation du poisson boucané, la protection des quais par les barrages de grosses roches dont certains fonctionnaires riaient de nous, la construction de bateaux adaptés à notre pêche sélective, les moulins à eau, les barrages pour retenir l'eau pour l'arrosage des champs, les inventions dans la pêche au homard et de toutes les autres espèces, le tout est devenu une grande fierté.

Nous ne sommes pas démunis dans nos moyens et expertises de toutes sortes. Il faut croire à nos possibilités pour bien réussir. Faisons mention de gros moulins à bois toujours bien actifs, puis nos trois quais: deux à Robichaud dont l'un d'une grande importance pour les pêcheurs, puis le plus gros quai de toute la région au Petit-Cap. Pensons aux belles et grandes installations touristiques, de belles plages sablonneuses de plusieurs milles qui surpassent toutes celles des provinces de l'Atlantique et même du nord-est du littoral américain.

Nous devons faire mention de nos nombreux cours d'eau et ruisseaux qui sont propices à la pêche sportives. Nous avons trois lacs, le lac Cormier à Shemogue, le lac Blake et le lac Kouchibougouac mieux connu sous le lac à Poucet à Saint-André-LeBlanc.

Il y a en encore plus, les monuments historiques dont la première en liste est la vieille église de Barachois transformée en un musée, une galerie d'art et une salle de spectacle. Nous avons la vieille église de Haute-Aboujagane, un bijoux du passé. Nous avons aussi l'église de Shemogue, un mélange du passé et du style contemporain. Finalement, y a la belle église contemporaine avec son centre de pastorale à Barachois.

Il y a aussi plusieurs monuments (ou plaques comme ont dit) ici et là rappelant l'un ou l'autre des personnages ou événements. Il y a particulièrement le monument du premier cimetière de la région de Barachois au chemin Paturel. Puis à Robichaud longeant la rivière Kouchibougouac (route 133) il y a le monument des premiers arrivants du village Aboujagane et de Robichaud. Puis à Haute-Aboujagane le cimetière d'une seule pierre tombale au centre d'un grand cimetière de nos ancêtres. En face, il y a le cimetière actuel. Il ne faut pas oublier le monument devant la vieille école de Cormier Village commémorant les 14 personnes tragiquement décédées dans un accident de la route. Il y a le cimetière de Barachois avec le monument du père Edgar LeBlanc et à Shemogue le cimetière paroissial à l'arrière de l'église.

Dans Beaubassin-est, il y a aussi tous et toutes nos artistes à renommés provincial, national et même international. À Barachois Il y a la belle école avec sa statue de Notre-Dame-des-Victoires. Au chemin de Haute-Aboujagane, il y a le plus beau et le plus grand terrain de golf de la province. Puis nos nombreuses industries de la transformation du poisson. Soulignons nos agriculteurs et des serres pour les fleurs, les cultures spécialisées et l'élevage. Il y a aussi nos foyers pour les aînés. Nous avons un service d'incendie à Haute-Aboujagane.

Nous avons un hebdomadaire à Boudreau-ouest, le Moniteur acadien. Il y aura un local pour notre municipalité Beaubassin-est à Robichaud et l'embauche d'un premier employé au service de notre municipalité. Il y a aussi de nombreux magasins et/ou dépanneurs au long de nos routes et villages et les quelques parcs de camping et les gîtes des passants d'une nuit avec le déjeuner.

Il faut souligner tous les chalets ou maisons d'été à partir de Boudreau-ouest au Grand Shemogue qui forment parfois des îlots assez denses d'une population qui viennent passer l'été avec nous. Selon certaines personnes, il en y aurait plus de mille en tout.

Pourquoi ne pas aussi mentionner le nouveau joyau du cénotaphe ou le monument des soldats installé dans la municipalité de Cap-Pelé. Son inauguration a eu lieu le 8 juillet dernier (2006). En 2001, il y a eu un premier projet en ce sens, dans le livre que j'ai eu le privilège de publier en collaboration avec la Légion canadienne de Cap-Pelé «Soldat jusqu'au dernier son du clairon». En feuilletant le livre, l'on constate que 71 soldats sont de Beaubassin-est, 55 sont de Cap-Pelé et 13 sont de l'extérieur. Sur le cénotaphe ou le monument de Cap-Pelé nous pouvons dire que le partage sera probablement dans les environs de 55 à 60% de Beaubassin-est.

Nous avons le privilège de pouvoir profiter de certains grands services des municipalité de Cap-Pelé, Shédiac, Dieppe et Moncton. Mais il y a de ces services que nous pourrions avoir dans notre milieu et que nous avons dans notre milieu. Mentionnons les foyers pour les aînés. Nous avons deux services de Caisse populaire dont l'un à Haute-Aboujagane et l'autre à Barachois. Nous avons deux bureaux de poste, l'un à Haute-Aboujagane desservant également Cormier-Village et Saint-André-LeBlanc et l'autre bureau de poste à Robichaud pour les gens de ce village et pour la région de Grand-Barachois.

Nous comptons des centres de rencontres desservis par les gens des clubs d'âge d'or, à Shemogue avec la sauvegarde de la vieille école, puis les centres à Haute-Aboujagane et à Barachois. Il y aussi le centre de Grand-Barachois (anciennement le club Rainbow). À Saint-André-Leblanc, il y a le Centre tout rénové. Nous pleurons encore la perte du centre de Cormier-Village.

Nous avons des garagistes avec des mécaniciens professionnels et deux possibilités à faire le plein d'essence, l'un à Boudreau-ouest et l'autre à Barachois. Nous avons des services de sports et de culture physique, nos garderies, nos salons de coiffure, pour n'en nommer que quelques uns. Il est vrai que dans le passé nous avons perdu des industries et des commerces parfois florissants. L'infrastructure n'existait pas.

Nous avons la capitale mondiale du poisson boucané au Petit-Cap et Trois-Ruisseaux, avec plusieurs industries donnant de l'emploi à des centaines de personnes. La Chambre de commerce est en train de dresser une étude et une recherche pour connaître le taux d'emplois qui pourrait être prêt à la fin de 2007 ou durant 2008. Il y aura de belles surprises qui vous seront certainement utiles. Ce projet est pour tout le territoire de la Chambre, soit Cap-Pelé et Beaubassin-est. Nous ne serons pas les derniers en liste.

Beaubassin-est n'est pas qu'une petite localité qui veut devenir grande. Nous le sommes déjà. Moncton a une superficie de 150 km2, Memramcook 186 km2, Beaubassin-est dépasse Memramcook de 102 km2. Nous dépassons Moncton de 138km2 puisque nous avons 288 km2 , presque le double. Cela nous donne l'opportunité d'un développement extraordinaire que Moncton, Dieppe, Shédiac et Cap-Pelé voudraient bien avoir. Nous sommes bien installés en tête de liste.

Beaucoup de localités voudraient bien pouvoir dire que leur population a augmenté de 1997 à 2005. Certaines localités seraient contentes d'avoir pu au moins maintenir le statut quo, pour d'autres, rêver à une augmentation de 1%, jusqu'à 5% ou 8% pour les plus optimistes. Beaubassin-est dépasse ce haut 8%, car nous avons une population qui a augmentée de 10%.

Certains nous disent dans un ton moqueur que nous ne sommes pas assez riche pour se former en une municipalité? Nous dépassons Memramcook, Shédiac et Cap-Pelé, puisque Beaubassin-est a une assiette fiscale de 330 millions de beaux dollars canadiens, encore ici nous sommes en tête de liste.

Au début, je mentionnais que les Acadiens, nous étions venus pour y rester. Nous sommes à 86% de langue française et acadienne. Nous devons cohabiter avec les gens de la langue anglaise. Nous apprenons, de part et l'autre, à mieux se comprendre et travailler ensemble.

La répartition de la population de Beaubassin-est est comme suit:

Grand Barachois (comprenant Robichaud) 39%
Bostford (Portage, Shemogue, Petit-Cap, Trois Ruisseaux) 28%
Haute-Aboujagane 15%
Saint-André-LeBlanc 9%
Boudreau Ouest 5%
Cormier-Village 4%

E : Tous ensemble nous allons réussir

Tous ces acquis sont bien beaux. Mais il faut les développer. La première chose est certes de développer le sens de la grande communauté. Créer une fierté d'appartenance à notre nouvelle municipalité tout en respectant les spécificités de chacune. Cela est notre premier grand défi. C'est le prix de la réussite.

Le tout doit être basé sur la collaboration de chacune des localités autour de la même table où les élus auront à représenter chaque localité avec fermeté mais tout autant à comprendre les besoins des autres. Si je me base sur l'expérience que les dix-sept élus ont atteint depuis 1995, c'est bien parti. Nous avons raison d'avoir confiance.

La raison première de la nouvelle initiative, des années 1990 à aujourd'hui amenant à la fondation de Beaubassin-est, a débuté avec le parti libéral au pouvoir et se continue avec le parti conservateur. C'est démontrer la force du projet, ce n'est pas une question de parti mais d'une force incontournable que nous n'avions pas le droit de passer à côté. Nous devons en profiter et se lancer dans notre nouvelle aventure. Le but du gouvernement en créant et s'assurant que le tout soit mis en place, c'est que nous puissions prendre des décisions locales afin de planifier la croissance de nos collectivités et de répondre à nos besoins en matière de services locaux.

Depuis février dernier (2006) la Chambre de commerce de la région de Cap-Pelé est devenue la Chambre de Commerce Cap-Pelé/Beaubassin-est. Ce titre rend plus justice à notre dualité entre les deux municipalités. Nous avons donc été à l'avant-garde de ce qui se passe ici ce soir. Actuellement, le nombre de membres de la Chambre compte près de 90 sur une possibilité approximative de 150 de Cap-Pelé et de 200 de Beaubassin-est.

À chaque fois que j'ai l'occasion de parler de notre nouvelle municipalité aux gens d'affaires de ce qui est devenue la municipalité Beaubassin-est, je sens la fierté des gens. Même s'il me faut parfois l'expliquer. Ils me disent presque tous et toutes qu'ils en ont entendu parler. Que cela a du bon sens. Ils commencent à y croire. Croyez-moi, ils sont prêts à s'embarquer. Ce qu'il faudrait est peut-être une plus grande information plus agressive. Surtout, une plus grande fierté manifestée par nous tous et toutes lorsque nous rencontrons les gens. Il faut transmettre nos convictions, personne autre peut le faire à notre place. Nous voulons toute la place qui est nôtre sur cette terre de Beaubassin-est. C'est nous de la prendre.

Lors des prochaines élections provinciales, il faudrait que notre circonscription porte un nom qui comprend les trois municipalités. Je vous le présente en ordre alphabétique, la circonscription électorale Beaubassin-est / Cap-Pelé / Shédiac.

F : Déclaration de la fondation officielle

Il me faut bien terminer ce discours qui est un peu plus long que prévu. Mais, il me fallait présenter un portrait historique aussi complet que possible. Il y a onze ans que nous attendions ce moment de notre fondation, quelques minutes de plus ne me semblaient pas exagérés.

Le mot d'ordre que j'aimerais donner en terminant est «TOUS ENSEMBLE NOUS ALLONS RÉUSSIR».

Merci de m'avoir invité, surtout de m'avoir écouté. Maintenant, assistons à la fondation de notre nouvelle municipalité qui a été annoncé au printemps. À ce moment là, je croyais bien qu'au moins la ministre responsable et autres dignitaires gouvernementaux seraient présents. Je suis déçu que cela ne c'est pas matérialisé. J'aurais pourtant aimé de leur faire découvrir notre fierté et toute la richesse de Beaubassin-est. Ils peuvent bien le lire, mais c'est pas pareil de l'entendre de vive voix. Je suis certain que vous avez découvert des choses que vous saviez déjà, mais l'entendre dans un discours nous réveille à nos racines.

Cette fondation de notre municipalité n'a pas pour eux la même importance que pour nous, les priorités ne sont pas les mêmes. Ça nous aurait pourtant fait tellement plaisir et honoré que ce soir, ça aurait été proclamé par la ministre ou le premier ministre. Ça aurait eu un impact protocolaire explosif pour la nouvelle municipalité. C'est pour eux, avoir manqué une belle occasion de participer à notre fondation et d'en faire la proclamation officielle et se montrer solidaire à nos ambitions.

Quelqu'un ou quelqu'une d'autre aura à le faire, non pas nécessairement en leurs noms, mais surtout en nos noms comme citoyens et citoyennes de notre notre nouvelle municipalité. D'une certaine façon c'est plus intime.

Alors, en mon rôle de président de la cérémonie de cette soirée de fondation, en l'absence de la ministre ou d'un autre représentant du gouvernement, j'ai le plaisir et le privilège de proclamer la fondation officielle de notre municipalité rurale Beaubassin-est. Et plus court «je suis de Beaubassin-est».

Maintenant c'est le moment d'assermenter un maire par intérim, et nommer les conseillers élus en 2004 au titre des conseillers fondateurs de Beaubassin-est.

Merci.

Henri-Eugène Duguay
Saint-André-LeBlanc
Beabassin-est

henri@nbnet.nb.ca

L'assermentation a été présidée par l'avocat Mark Belliveau.
Maire par intérim : Ola Drisdelle.
Conseillers : André Bourque, Robert Bourque, Gilles Cormier, Roger J. Léger et Laurie McGraw.
Autres personnes présentes et témoins de la fondation de la municipalité Beaubassin-est: Florence Drisdelle, Rosella Bourque, Joseph Bourque, Jacques Boudreau, May Ann Ryan, Jean-Albert Cormier, Paul-Émile Richard, Ida LeBlanc, Henri LeBlanc, Donald Léo LeBlanc, Lise Cormier, Marguerite Gagnon, Louis Melanson, Johnny Saint-Onge, Carole Landry, Sylvain Losier, Dominic Léger.
Et cinq autres personnes d'office ou autres qui n'ont pas signé le document, pour un total de 24 personnes.

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